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RECETTES ET CUISINE DU MOYEN AGE 

Repas de noce

 

 

 

uelques plats sont parvenus jusqu'à nous que je vous engage à préparer:

UREE BLANCHE:

ouper, laver et faire blanchir 1 kilogramme de blancs de poireaux. faire mijoter avec 3 oignons émincés dans 2 cuillères de saindoux. Dans un plat délayer 4 cuillères à soupe de poudre d'amandes et 2 verres de lait. Ajouter le mélange poireaux/oignons, saler et laisser cuire doucement 10 minutes. Servir cette purée blanche avec une longe de porc, de l'andouille ou du jambon rôti.

RETONNEE DE POIS:

aire cuire 700 grammes de pois cassés dans 2 litres d'eau salée, faire une purée, bien égoutter et les faire frire dans une noix de saindoux en remuant sans cesse. Réserver. Faire bouillir 50 centilitres de lait, y ajouter 3 tranches de mie de pain blanc, quelques filaments de safran, 4 cuillères à café de gingembre. Battre 5 jaunes d'oeufs en versant lentement le mélange bouillant. Mélanger le tout à la purée de pois cassés. Faire frire dans du saindoux ou du beurre 400 grammes de foies de volaille ou de blanc de poulet. Disposer la viande dans un plat et verser la purée par-dessus.

HAMPIGNONS AUX EPICES:

ettoyer 500 grammes de champignons (*) (cèpes, pleurotes, champignons de Paris). Emincer 1 oignon jaune ou 1 blanc de poireaux faire revenir à l'huile d'olive. Ajouter les champignons et les faire frire assaisonnés d'une pincée de poivre, quelques grains de carvi et 10 grains de coriandre broyés, une pincée de noix de muscade, 2 pincées de gingembre sec, 1 noix de muscade râpée, 2 pincées d'origan et de sel. Laisser mijoter un quart d'heure à feu doux.

(*) Nos ancêtres faisaient bouillir les champignons avant de les faire frire persuadés de supprimer ainsi leur pouvoir vénéneux. Pour l'anecdote, faites donc bouillir des amanites phalloïdes, je suis sûre que votre fantôme en appréciera le goût.

POCRAS:

e divin breuvage, à base de vin rouge ou blanc, de préférence un Bourgogne, aurait été inventé par Hippocrate, il sera apprécié des cours jusqu'à Louis XIV. Aujourd'hui les abords de pistes de ski et les marchés de Noël font partie des rares endroits de dégustation de ce nectar. Que pour ma part je trouve délicieux.

erser 95 centilitres de Bourgogne (blanc pour l'apéritif, rouge pour le dessert) dans un récipient. Râper 8 grammes de gingembre frais et le passer au presse ail pour tirer le jus. Broyer 12 grammes de cannelle, 2 grammes de clous de girofle, 2 grammes de graine de paradis ou maniguette (graine africaine au goût poivré), ajouter 180 grammes de sucre. Laisser macérer dans le vin une demi-journée en remuant le fond de temps en temps. Passer le breuvage dans un linge jusqu'à ce que le vin soit clair. Boire frais (avec modération....).

uelque soit la recette, il est une constante dans la gastronomie médiévale: les épices. Nos aïeux au palais délicat étaient friands de ces saveurs multiples et aseptiques. Les croisades n'ont donc pas été complètement inutiles ....

oilà, j'espère que ces quelques recettes chatouilleront aimablement vos papilles, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un très bon appétit et une excellente dégustation.

 


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Dominique NEMETH-PASQUET 2005

© Jean-Paul PASQUET 2005