a vie quotidienne des Français à l'époque médiévale n'est pas rythmée comme la nôtre, le temps dont se soucie les gens est surtout celui qu'il fait et non celui qui passe. Le calcul des heures et des calendriers est entièrement entre les mains des clercs. L'église est propriétaire du temps, qu'elle gère pour les autres. Il en est de même pour ce qui est de l'âge, rares sont ceux, à part les hommes d'église, à connaître le leur à  5, voir 10 ans près. Ils auraient pu noter les dates de naissance me direz-vous, mais ils étaient tellement résignés à ce que d'autres calculent pour eux qu'ils n'en faisaient rien.

e souvenir des choses vécues lui-même manque de précision, il sera dit :"au temps du Roi Jean" ou bien "à l'époque où les jours raccourcissent". Il est vrai aussi que lorsqu'un individu partait pour la croisade, il lui était difficile de prévoir quand il arriverait, et surtout  quand il reviendrait.

e rythme de la vie du commun des mortels était donné par la course du soleil, ou par les cloches de l'église qui leur rappelaient les heures qui passent, toujours réglées sur des actes religieux: messes, vêpres, etc .... Et ce, de matines (minuit) jusqu'à  complies (21 heures). Les emplois du temps étaient bien sûr différents suivant les saisons, les catégories sociales et les régions.

ais suivons plutôt une journée classique du temps médiéval:

"es gens se lèvent très tôt, avant le soleil, après la toilette et les prières ou la messe, il était hors de question à l'époque de faire ses dévotions le ventre plein, le petit déjeuner avait lieu vers l'heure de tierce (entre 9 et 10 heures), le dîner se situait entre sexte et none (entre 12 et 15 heures) généralement ce repas, plus copieux que le précédent, était suivi d'une sieste, d'une lecture collective, d'un jeu ou bien d'une promenade. Au milieu de l'après-midi les activités professionnelles reprenaient leurs droits et ce, jusqu'au coucher du  soleil, ce qui en hiver faisaient vraiment de très courtes journées, par contre en été nous étions bien loin des trente-cinq heures. Le souper lui, intervenait entre vêpres et complies (entre 18 et 21 heures) il était très rarement suivie d'une veillée, les habitudes de se coucher tôt dues autant à l'économie des chandelles de suif ou de cire qu'aux dangers réels ou imaginaires de la nuit avaient poussé la législation à interdire tout travail dès le crépuscule."

e calendrier suivi par la population était liturgique, les fêtes religieuses servant de guides à la vie de toute une année. L'Avent, le Carême, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, la Toussaint, Noël. Les différents temps forts de l'année marquaient aussi de points de repère l'existence de toute personne: Les foires et les marchés, les cérémonies chevaleresques, le paiement des redevances (chandeleur et Saint-Michel) suivant l'évènement le jour était joyeux ou non....

ais que mangeaient-ils ? Quels étaient leurs mets favoris ? Découvrons ensemble la gastronomie de l'époque:

es différences sociales se manifestent dans les habitudes alimentaires, tout d'abord la viande; Le boeuf et les salaisons sont des consommations du milieu rural. Le porc frais, l'agneau et le veau garnissent les tables seigneuriales. Quant aux villes la préférence tend vers les moutons, chèvres, et autres caprinés. Les abats seront boudés jusqu'au XVIème siècle. Le gibier, lui, reste la nourriture réservée aux nobles, une ordonnance royale ayant dévolue aux seuls rois, princes et gentilshommes le privilège de la chasse. Le gibier presque exclusivement à plumes  se compose non seulement de canards et petites volailles sauvages, mais également de hérons, grues et cigognes. J'imagine la réaction des convives voyant apparaître aujourd'hui sur leur table ces grands oiseaux, mais rassurons les écologistes ces volatiles sont désormais protégés ....

es poissons ont également leur place sur les tables françaises, paradoxalement le poisson de mer est plus apprécié que le poisson  d'eau douce dont la consommation ne représente plus que 20%.

 

Dominique NEMETH - PASQUET 2005