ROBERT II "le pieux"

(Vers 972 - 1031)

 

 

a légitimité de la famille régnante, qui s’était imposée par la ruse et les intrigues politiques pouvant à tout moment être remise en cause, Hugues CAPET, a tout de suite associé son fils Robert au trône et à l’exercice du  pouvoir. Que dire de Robert II le Pieux, ce souverain entièrement dépeint par son surnom si l’on en croit la rumeur et dont certains moines, soit par intérêt, soit par aveuglement ont fait un saint capable de faire des miracles. Il est vrai que sa bonté et sa générosité à l’égard des pauvres paraissent sincères et qu’il dépensait parait-il des fortunes en oboles. Son palais était envahi par les indigents nourris par la couronne et il avait coutume de se déplacer entouré de 12 pauvres qu’il appelait ses apôtres. Ceci rappelle une histoire mondialement connue, le fils de Hugues CAPET , dont l’ambition n’est plus à démontrer, ne se prenait-il pas pour le fils de Dieu. ?  Soyons sérieux, cette représentation du roi doit essentiellement aux écrits du moine Helgaud, son biographe, qui le dépeint comme un prince-moine. Loin de moi l’idée de mettre en doute sa sincérité mais il ne faudrait pas voir en ce souverain un illuminé croyant être investi de pouvoirs divins. Formé de bonne heure à l’école épiscopale de Reims, Robert reçoit une instruction excellente en arithmétique, astronomie, musique, géométrie, grammaire latine, logique, dialectique et auteurs latin, il lit Caton dans le texte. C’est donc un grand érudit, formé à la politique par un Maître.

obert II tout pieux qu’il fut n’a pas hésiter à défier l’église. Marié une première fois à Rozala fille du roi d’Italie et veuve du comte de Flandre, il la répudie en invoquant sa stérilité et son âge pour épouser Berthe veuve du Comte de Blois mais surtout sa cousine au quatrième degré. Excommunié et frappé d’anathème il restera marié de nombreuses années avant de la renvoyer pour épouser (jamais deux sans trois) Constance de Provence drainant dans sa suite de raffinés méridionaux qui mettront un peu de vie et de mouvement à la cour qui en avait bien besoin.

e roi tout en prônant la paix de Dieu n’a pas hésité à entrer en lutte contre les seigneurs pilleurs du domaine royal. Grâce à lui les comtés de Dreux et de Melun, ainsi que la ville de Sens sont annexés par la couronne. A la mort de son oncle Henri Duc de Bourgogne il disputera le Duché au Comte de Bourgogne Guillaume, après une lutte difficile Robert confie le duché à son fils le futur Henri 1er.

insi ce Roi représenté uniquement préoccupé de saintes actions et de prières à considérablement agrandie la puissance territoriale de la France.

’est dans son comté de Melun que Robert II dit le Pieux s’éteindra en l’an de grâce 1031.

l avait toutefois eu la prudence de faire sacrer son fils Henri en 1027. L’hérédité Capétienne était en train de s'installer. Légitimité quand tu nous tiens.

 

 

 

Dominique NEMETH - PASQUET 2005