La fête de Noël n'existait pas au début du christianisme. C'est seulement à partir du II° siècle que l'Église a cherché à déterminer dans l'année le jour de la naissance de Jésus sur lequel les évangiles ne disent rien. Des dates différentes ont été proposées : le 6 janvier, le 25 mars, le 10 avril ...

A Rome, l'Église a choisi  le 25 décembre pour célébrer la naissance de Jésus, sans doute pour concurrencer  la fête païenne de la naissance de Mithra divinité perse de la lumière. qui se fêtait le 25 décembre, pour le solstice d'hiver, la naissance de Mithra le soleil invaincu (Dies natalis solis invicti). On le fêtait par le sacrifice d'un jeune taureau. En 274, l'empereur Aurélien déclare le culte de Mithra religion d'état et il fixe la célébration du solstice au 25 décembre. Vers 330 ou 354, l'empereur Constantin décida de fixer la date de Noël au 25 décembre. Ce fut une bonne idée, le printemps s'il nous enchante par l'éveil de la nature qui est une ode au créateur, nous aurait privé de nos merveilleux Noëls blancs.

En 354,  le pape LIBERE instaura la célébration de la fête du 25 décembre. qui marque le début de l'année liturgique. Cette date a une valeur symbolique. En effet, en s'inspirant de Malachie et Luc, on considérait la venue du Christ comme le lever du "Soleil de justice". La fête de Noël célèbre ainsi la naissance de "Jésus soleil de justice". 

La fête du 25 décembre est arrivée progressivement en orient et en Gaule : en 379 à Constantinople, au début du Vème siècle en Gaule, au cours du Vème à Jérusalem et à la fin du Vème en Égypte. Dans les Églises d'orient, au 4ème siècle, on célébrait, sous des formes diverses, le 6 janvier la fête de la manifestation de Dieu.

En 425 la fête du 25 décembre est devenue exclusivement chrétienne. Clovis fut. baptisé dans la nuit de Noël 496. En 529, l’empereur Justinien en fait un jour chômé. 

La messe de minuit se célèbre dès le V° siècle, l'usage s' établi à Rome de célébrer 3 messes : la vigile au soir du 24 décembre, la messe de l'aurore et la messe du jour le 25 décembre. 

Les crèches de Noël apparaissent en France à partir du XVII°

En 1560, les protestants s'opposent à la crèche et préfèrent la tradition de l'arbre de Noël.

Voilà ce qui se raconte depuis la nuit des temps, je vous transmet ce récit tel que je l'ai appris. Mais surtout il ne faut jamais perdre de vue la véritable signification de Noël: "Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté".

 

 

HISTOIRE DU PERE NOEL

En 1821 : un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit un conte de Noël pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes.
Il le fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge et le débarrassa du Père Fouettard. L'âne fut remplacé par 8 rennes fringuants.
Mais c'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux.

En 1823 : L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clement Clarke Moore. Intitulé "A Visit From St. Nicholas", ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit fut ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.

En 1860 : Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir. 


En 1885 : Nast établissait la résidence officielle du père Noël au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux États-Unis. 
L'année suivante, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisait que "sa manufacture de jouets et sa demeure, pendant les longs mois d'été, sont cachées dans la glace et la neige du pôle Nord".

 

 

       

UN NOEL DE CHEZ MOI

Au coeur de ce midi aux cigales muettes, lorsque l'hiver a raison de la douceur du ciel, Noël est une chaleureuse fête, et c'est avec une dévotion sans cesse renouvelée que le festin se prépare dans le secret de ces mas et bastides portant dans leurs entrailles, grâce à la cheminée, la chaleur qui rappelle celle du bel été.

Du pays de Mistral où j’aime à retourner je vous invite ce soir à suivre la coutume de ces beaux réveillons des Noëls passés, et vous sers un festin comme si vous y étiez. Sur une table rouge et or recouverte des 3 nappes représentant la Sainte Trinité, dans un coin de la pièce doivent brûler les 3 bougies allumées par les plus anciens.

Mais avant de se restaurer, a lieu  « Lou Cacho-Fio »(l'allume  feu), le plus âgé et le plus jeune de la famille choisissent la plus grosse bûche, ensemble tenant chacun un bout, ils font 3 fois le tour de la table avant de mettre leur fardeau dans la cheminée, le plus âgé l’arrose d’un verre de carthagène et à l’unisson tous  prononcent les paroles qui suivent :

Dieu nous fasse la grâce de voir l'an qui vient,

Et, si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins

Le Papet et la Mamet

Chez nous dans ce pays que fait craquer le gel quand le soleil distrait arrête de brûler, il est une coutume ancestrale et respectée par tous, après le gros souper qui doit compter sept plats, comme les sept plaies d’Egypte, il faut avoir gardé une place de choix pour les 13 desserts, je vais vous les nommer, certaine au fond de moi que vos yeux vont briller et vos ventres gémir devant tant de douceurs. Mais pourquoi sont-ils 13, ces desserts savoureux ? C’est le nombre des apôtres convives de la Cène, sans oublier Jésus ….

 D’abord les 4 mendiants, sombres de couleur, telle la robe de cet ordre :

- Les raisins secs, symbolisent les Dominicains

- Les figues séchées, représentent les Franciscains

- Les noix et surtout les amandes sont les Carmes

- Et enfin les noisettes rappellent les Augustins.

Suivent :

- Les prunes de Brignoles

- Les savoureuses poires d’hiver

- Les cédrats confits (ancêtres de nos citrons)

- La confiture de coings

- Les nougats blancs et noirs à la saveur de miel

- Le cachat piquant (fromage blanc)

- Les fougasses

- Les bugnes frites et moelleuses

- Les galettes au lait parfumées au cumin et fenouil

Et enfin la fameuse pompe à huile, pain de fête préparé à la maison, mais porté à cuire en grande procession chez le boulanger. La pâte de farine, levain, sucre, cassonnade, zestes d’orange et de citron est mélangée avec l’huile d’olive, d’où le nom de ce dessert. Il est d’usage de tremper cette pompe à huile dans du vin brûlant…. 

Puis après avoir, comme il se doit, terminé le repas par un grand verre de ratafia, ou bien de carthagène, tout le monde se rend à l’église pour la fameuse messe de minuit sans oublier de nouer les quatre coins de la troisième nappe pour en faire un baluchon et apporter aux pauvres les reliefs du repas.

Le chemin se fait à pied, ce qui a au moins le mérite de faciliter la digestion …. Bien sûr aucune porte n’est fermée à clef, une assiette garnie servant à restaurer les anges et les défunts pudiques qui passeraient par là.

Les santons de Provence

Au retour de la messe la sainte nuit de Noël n’est pas finie. La veillée commence autour de la si belle crèche des santons de Provence, et chacun de raconter une histoire ou une page du livre de sa vie, mais bientôt les paupières sont lourdes et les paroles plus rares et c’est le cœur content, dans la paix de l’esprit que pour quelques heures tous vont reposer, bientôt éveillés à grands cris par les enfants émerveillés de ce que le Père Noël sous le sapin a déposé.

Village de santons

 

Dominique NEMETH-PASQUET 2006