Aujourd’hui
28 février 2006 tu es partie vers ce monde que l’on dit meilleur.
Le cancer qui
habitait ton corps ne t’a pas fait de cadeau, il me semble que je t’ai vu hier.
Je t’aimais
profondément et trouvais du plaisir à discuter avec toi, avec ta sensibilité à
fleur de peau et ton amour des autres tu savais trouver les mots. Tu parlais peu
mais tu parlais bien.
Et je pense à
ton mari, à tes enfants, et surtout à Carine ta petite fille que ce nouveau
deuil frappe en plein cœur. Pourtant j’y croyais, persuadée que ta force que je
savais réelle te sauverait. Mais peut-être n’avais-tu pas envie de te battre,
c’est si dur parfois de lutter contre ce crabe monstrueux qui nous bouffe et se
repaît de nous.
J’ai du
chagrin mais je préfère penser que tu es bien et que tu as retrouvé ta fille
chérie. La peine est égoïste et j’aurai bien voulu te revoir cet été, cela ne
sera pas. Il me reste des souvenirs, notamment celui de notre dernière rencontre
lors d’une promenade qui nous a menées au cimetière bien sûr mais où nous avons
parlé comme jamais.
Que puis-je
dire maintenant, sinon que je t’aimais très fort et que tu vas nous manquer
jusqu’à ce que ….
Reçois ma
petite tante chérie du haut de ton éternité tous mes baisers sincères et
n’oublie pas d’embrasser très fort Annie ton enfant qui t’a certainement
accueillie aux portes du paradis.
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