Ce
soir mon deuxième regard se porte sur les enfants, les miens, les vôtres,
tous les enfants. Quel monde merveilleux que celui de l'enfance ou le coeur
encore tendre n'attend que le meilleur. Au temps du Père Noël et des "c'est
quand que c'est mon "niversaire" ?" . Au temps de la joie de voir tomber la
neige qui n'est pas encore un souci pour la voiture qui ne démarre pas.
L'enfance et son cortège unique pour
d'uniques plaisirs, le bon chocolat chaud des quatre heures fabuleux, où
dans cette cuisine qui sentait le bonheur, ma mère me racontait pendant que
je goûtais les magnifiques histoires qu'avaient écrit Kipling.

Un enfant, la pureté du diamant impossible à
cerner en terme de carats. Des yeux qui donnent l'amour, et qui poussent les
grands à devenir meilleurs. Que de combats stériles et de peines évitées si
au fond de nous même nous gardions ce cadeau que nous donne l'enfance.
Ils aiment ou ils détestent et ne se
pourrissent pas à envier ce que l'autre détient entre ses bras. L'enfant est
un génie tout comme était Mozart et comme dit le poète en blessant un
enfant, c'est toujours Mozart qu'on assassine.
Ces enfants si petits, si fragiles qui me
donnent constamment des leçons de courage lorsque je dois veiller et
surveiller ma vie. Ces petits bouts de chou qui éloignent l'orage quand dans
un hôpital je me sens prisonnière. Je n'ai qu'à regarder dans les yeux des
enfants....

Mais moi j'ai cette chance d'avoir eu des
enfants, deux filles merveilleuses qui de cadeaux du ciel sont devenues
amies, complices et partenaires d'une vie de plaisir. Nathalie, Caroline ma
chair et mon triomphe, la fierté de mes jours, ce présent sans pareil qui me
donne des ailes pour affronter la vie. Nous sommes des carbones sentant les
mêmes choses et ressentant toujours les mêmes sentiments. Chefs d'oeuvres
résultant d'un amour si grand qu'à leur tour aujourd'hui elles ont fait des
enfants pour pouvoir leur donner tout ce qu'elles ont reçu. La plus belle
création, le bijou le plus beau et d'une vie d'amour la seule consécration
tient en ces quelques mots : nous avons un enfant.
Les batailles dont tout le monde se fout, les
discussions stériles à propos de l'argent, les guerres, les maladies,
quelque soit le fléau, relevons la tête taisons nous doucement pour cette
sublime fête: la venue d'un enfant.
Tant que la vie coulera dans mes veines, je
me lèverai toujours pour défendre un enfant, quelque soit le combat, d'ou
que vienne la haine, si vous êtes perdus écoutez les enfants ....
