Ce soir,
Je vous livre ma première colère. J'ai dis première ? Ah oui
c'est vrai me connaissant elle ne sera sûrement pas la seule et dernière....
J'ai eu l'idée terriblement mauvaise de
regarder les actualités. Même si je me tiens constamment au courant de ce
qui se passe en France, généralement j'évite ce mauvais feuilleton racoleur
qui pendant 1/2 heure, dispense sa litanie de scandales, d'injustices et
pour tout dire de conneries, qui nourrissent des pisse-copies se prenant
pour des journalistes. Le sujet récurant qui leur permet chaque soir de lire
aveuglément leur téléprompteur , me dégoûte et m'afflige et ravage mon coeur. Je vous le livre donc espérant que votre âme soulevée de dégoût
ressentira aussi le goût de la nausée
Le scandale d'Outreau:
Cette chose immonde qui a blessée à
jamais des personnes innocentes en leur volant leur vie. Mais qu'avez vous
fait messieurs et dames des média, lorsque la calomnie fit entendre sa voix
? Heureux d'avoir un sujet à vous mettre sous vos dents longues et à jeter à
la vindicte populaire. C'est vrai aujourd'hui les tsunami se calment,
l'Afrique est muselée, la drogue suit son chemin et la guerre en Irak qui
s'étend un peu trop apparaît réchauffée. Alors dieu merci, il y a la
médisance, l'outrage au plus haut point, pour tout dire le poison
qu'inoculent certains. Sans vous soucier des hommes livrés aux caméras, vous
avez distillé chaque jour l'agonie d'humains jetés aux chiens sans savoir
vraiment si ils le méritaient. Aujourd'hui, tous les jours vous montrez des
personnes essayant d'expliquer l'outrage qui leur fut fait, sans oublier
pourtant de rappeler aux masses qu'une somme d'argent viendra calmer leurs
affres.... Piétinés dans leur coeur, privés de leurs enfants ce n'est pas
maintenant qu'ils ont besoin de vous, car vous savez très bien que la
justice française n'acceptera jamais de renier l'un des siens, puisqu' en le
désavouant, ils abattraient d'un coup un système judiciaire derrière lequel
ils veillent à l'abri, protégés, car en France les juges ont tous les
droits, ils ne se trompent pas, réfugiés sous leurs robes leur donnant
l'assurance de leur impunité. Alors bien que ce mot soit inconnu pour vous
je voudrai bien ce soir vous parler de décence, et si votre "conscience" est
encore parmi vous, dans un silence neutre et empreint de respect, et puisque
maintenant tout le mal étant fait, il ne reste pour eux que le
"dédommagement", donner donc à ces gens que vous avez bafoués une partie de
vos gains aussi impressionnants qu'injustement gagnés.