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octobre 1984, ta vie a basculée, l’enfer redouté par toutes les mamans du monde
a enveloppé ton cœur et ton amour de mère. Ton petit est parti d’une ignoble
façon, le mot n’est pas trop fort, mais y a-t-il un mot. Te voilà mutilée,
dépouillée de ton âme, et tu ne peux même pas te recueillir sereine lorsque la
terre recouvre le corps de ton enfant, les journalistes sont là et prennent des
photos. Et moi à ce moment j’allume ma télé et je vois une femme qui hurle sa
douleur et des hommes l’entraînant à demi évanouie. J’ai éteint, préférant
communier dans un silence pudique…. Je ne reviendrai pas sur ce que l’on t’a
fait, comprenant malgré tout le geste de Jean-Marie, qui a voulu punir le crime
le plus sordide.
Aujourd’hui je suis sûre que tu essaies de vivre auprès de ton Amour, avec tes
enfants, mais avaient-ils besoin de remuer cette boue en transformant ton drame
en un sale télé-film ? Les acteurs choisis sont bourrés de talent, mais comment
ont-ils pu venir fouiller ton cœur. Quel battage immonde et quelle publicité sur
le dos d’un enfant mort depuis 22 ans. Celà ne changera rien Grégory est parti
il aurait 26 ans et aucune fiction ne servira sa cause, alors s’il vous plait
laissez donc reposer ce petit ange fragile et du fond de mon cœur je vous
demande seulement d’épargner sa Maman et de laisser dormir celui qui fracassé
dans sa petite enfance ne demande aujourd’hui qu’un silence rempli de respect et
d’Amour.
Voilà je
voulais t’écrire ces quelques mots du cœur d’une mère au cœur d’une autre mère,
et au nom des média qui ne respectent rien je te demande pardon pour ton chagrin
bafoué et pour cet enfant qu’on empêche constamment de reposer en paix….
Dominique