Que les hommes sont merveilleux

 

 

Gentils, sympas, amoureux et câlins, ils semblent tout donner

Et nous femmes si fortes qui ne supportons pas le mal qu’on fait aux autres

Nous aimons leurs caresses et leur protection et nous nous faisons faibles et si abandonnées

Le sexe fort nous domine, depuis la nuit des temps, depuis que l’église a bénie  les apôtres

 

Et çà dure….devant un match de foot ils peuvent refaire le monde entier

Sacrifier des soirées pour applaudir Zidane et dire à chaque but « l’arbitre quel enfoiré »

Et nous pendant ce temps parlons à nos PC bercées par des cris qui nous font sursauter

Les enfants crèvent, les pédophiles se promènent mais c’est la coupe du monde « y faut pas déconner »

 

Parfois ils ont 38° , aïe c’est la mort qui guette et ces médicaments vont-ils les soigner

Quand au fond de leur lit ils étouffent et halètent et qu’une voix plaintive émane de la couette

Ils oublient que souvent nos enfants ont 40° et que debout la nuit nous sommes désespérées

Mais nous nous occupons de ces guerriers fragiles, et qui ont oublié le goût de la conquête

 

Et puis il y a la vie, ils se trompent, analysent et demandent parfois « mais qu’est-ce que j’ai fais ? »

Et nous impitoyables nous essayons bien sûr de leur faire comprendre qu’ils sont hommes maintenant et qu’ils sont responsables

C’est en vain mes Amies, ils ne savent jamais qu’ils peuvent nous faire mal ou qu’ils nous ont blessées

La femme est si complexe, elle désire être aimée, respectée, reconnue, c’est de cela mes sœurs que nous sommes coupables

 

Hommes je vous aime, j’ai besoin de choyer, protéger, conquérir, toutes les femmes ont besoin d’aimer

Quand les enfants s’éloignent adultes et assouvis, il reste au cœur des femmes, les maris, les amants

Vos caprices nous font rire, votre fragilité protégée par Maman et vos prérogatives nous ont donner la force de savoir lutter

Mes sœurs, femmes de tout temps, ont conquis le pouvoir, mais quoi qu’il se passe nous serons toujours là pour vous, et vous faire des enfants.

 

 

 

© Dominique NEMETH - PASQUET 2006