Moi .... Terrienne

  

Marcher le long des prés ou flâner sur la plage qui baigne dans la lumière de l’astre roi

Ecouter les oiseaux admirer le spectacle de notre mère nature qui calme mes tourments

Ne plus penser à rien flotter comme un nuage poussée par le vent qui me prend dans ses bras

Sentir couler mes larmes devant tant de merveilles et sourire en même temps

 

Oublier la misère et la méchanceté laissant mon cœur s'ouvrir à tellement de beauté

Dans le silence immense d’une solitude voulue qui vient me protéger de la vie et des gens

Ou alors m’isoler en plongeant dans un livre qui représente pour moi un ami si parfait

Qu’on aime retrouver le soir au crépuscule pour le connaître mieux comme on fait d’un amant

 

Et les arbres ces géants à qui je vais parler quand le chagrin trop lourd m’oblige à me confier

La tête contre le tronc et le corps enserré dans leurs branches bienveillantes qui comprennent ma peine

Je ressens en mon âme leur pouvoir et leur vie et mes sens en éveil conservent sur ma peau l’odeur de printemps qu’eux seuls peuvent me donner

Ils ont tellement à dire leur parfum régénère la femme que je suis mortelle et simple humaine

 

Et puis ces fleurs magiques que sont les coquelicots qui composent des tableaux comme aurait peint Monet

Je suis riche de cet art que dispense la nature nul besoin de coffre la terre est mon trésor

La palette du temps dessine ses chef d’œuvre et je suis étourdie par les sons les couleurs étrangement mêlés

Dans l’opéra du monde je tournoie et je vole et grisée de bonheur je laisse danser mon corps

 

Puis marcher dans la neige se frayer un passage au coeur du silence

Dans l'aube du matin être seule à fouler cette terre virginale

Croquer à pleine bouche le manteau de l'hiver et frissonner ravie du froid qu'il  me dispense

Quand l'avalanche au loin fait gronder sa colère et emplie mes oreilles de son bruit infernal

 

Tant qu’une fleur, un oiseau, ou une rivière s’éveilleront à la vie je m’éveillerai aussi

Rouler dans l’herbe fraîche sentir ruisseler sur ma peau cette eau que j’aime tant

Faire l’amour avec la terre ressentir ses bienfaits et rêver éveillée lorsque tombe la nuit

Et sentir la douceur dans la lumière voilée que dispensent les étoiles reines du firmament

 

Trempée par la pluie, brunie pas le soleil, ou rafraîchie parfois par ce coquin de vent

C’est la vie l’espérance et la joie sans cesse renouvelée de la nature qui veille

Il faut la ménager écouter ses messages, la conserver surtout comme le plus beau présent

Car seule cette planète bleue flottant dans l’univers nous livrera toujours et pour notre bonheur des milliers de merveilles.

  

 

© Dominique NEMETH - PASQUET 2006