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C’est çà l’Amour
Quel beau temps que celui de l’Amour, ces beaux jours nous habillent de tendresse Quand tes bras me prennent doucement que ta voix me murmure je t’aime Notre vie qui coule simplement, claire et limpide sachant qu’à chaque instant je suis ta femme et ta maîtresse Nos nuits douces éclairées de soupirs, de caresses et de plaisir suprême
C’est si bon quand ma tête inclinée respire dans ton cou, que mes lèvres courent sur ton visage Que mes mains qui caressent ta peau se brûlent à ton feu et cèdent à ton désir Je navigue et voyage sur ton corps, tu es mon île où j’apprécie tellement de venir faire naufrage Je suffoque et mon cœur bat trop fort, mon corps s’embrase prisonnier volontaire des moments de plaisir
Et puis la tempête se calme et dans nos draps si frais qui gardent notre empreinte Nous reposons sereins nous caressant du bout des doigts et nous baisons nos lèvres comme pour boire à la source Fatigués et repus, heureux et assouvis nous nous lovons en nous en un câlin sans crainte Sachant que notre Amour cultivé et nourri fait que dans chaque instant notre vie se ressource
Et chacun sait d’avance tout ce que l’autre pense et nous savons aussi ce que l’autre va dire La distance nous broie et tels des jumeaux nous souffrons lorsque la vie lézarde l’un de nous Sans parler, il suffit d’un regard dans le regard de l’autre et pour nous isoler il suffit d’un sourire Personne ne comprend nos codes et ce langage qui fait que dans la foule nous ne parlons qu’à nous
Pardon à nos amis que nous aimons si fort mais notre intimité nous emmène en voyage Et nous fermons les yeux ayant peur du vertige qui se saisit de nous quand nous nous regardons Nous sommes seuls au monde nous amusant toujours à deviner ensemble nos dialogues sans partage Nul ne pourra jamais entrer dans notre bulle, il n’y a pas de clé, jamais avec personne nous ne partagerons
© Dominique NEMETH - PASQUET 2006 |